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Musique et Danse - Santiago de Cuba

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Dossier : "Tambours batas et maîtres-tambours"

Pascual Oderquis REVÉ CALDERÍN, « Oderquis REVÉ » (Guantánamo, 1949)

Oderquis Reve
Oderquis Revé au festival de changüí de Guantánamo © Photo Arelys Nariño - Archives Ritmacuba.

Né le 14 juillet 1949 dans un village de la province de Guantánamo, dans une fratrie où on pratiquait le changüí et la tumba francesa, il est influencé par son frère aîné Elio Revé qui fut d’abord « tambuyé » de la tumba francesa « La Pompadour ».
Il arrive à La Havane à l’âge de dix ans et commence à jouer les tambours batas religieux à 17 ans, avec Nicolas Angarica (père de Papo Angarica) et « se jure » comme « omo alañá » (habilité à jouer les tambours consacrés) en 1969. Il appartient toujours à ce jeu de tambour, qui concilie des influences des traditions tambourinaires de La Havane et de Matanzas et où la norme est d’être aussi aussi babalao (« pères du secret » : devins selon la tradition d’Ifá).

Sur la demande d’Elio Revé, il apprend à jouer simultanément les trois tambours batas grâce aux enseignements de Nicolas Angarica et entre dans le « Charangón » (charanga élargie) d’Elio Revé, groupe à l’origine des transformations de la musique de dans cubaine des trois dernières décennies . Il revendique ainsi avoir été le premier percussionniste à avoir pratiqué les batas selon cette technique dans un orchestre de danse. Dans la même période, mais dans un second temps d’après Oderquis, Oscar Valdés intègre les batas dans Irakeré dont le répertoire alterne entre le latin jazz et la musique dansante.


Oderquis Revé dans le Charangón d'Elio Revé des années ''70 (détail) - Archives Ritmacuba.

Il a pris part à l'enregistrement de 12 disques au sein de l'orquesta Revé où il est restéplus de 28 ans. Il a aussi enregistré des disques avec Pablo Milanés ou Susana Baca. Après le décès accidentel d’Elio Revé, la direction du Charangón est reprise par son fils, le pianiste Elito Revé qui vient de terminer des études supérieurs de musique. Oderquis fonde alors sa propre formation, La Orquesta Oderquis Revé, qui comprend quelques anciens membres du charangón et reprend à sa propre manière le « nuevo changüí » inventé par le charangón à l’époque ou Juan Formell – futur directeur des Van Van en était l’arrangeur.

La Orquesta Oderquis Revé, dont les cuivres sont uniquement des trombones, a une sonorité plus « africaine » que le charangón d’Elito. La personnalité d’Oderquis relie naturellement le répertoire scénique de son orchestre aussi bien avec le changüí qu’avec les chants des religions populaires cubaines (santería, palo monte, spiritisme) et les improvisations sur ces bases se prolongent par des pratiques d’ordre rituel, comme les purifications des assistants avec des bains de feuilles !

© Daniel Chatelain - Ritmacuba ( Source : interview d’Oderquis Revé, janvier 2004.). Dernière révision : 16/10/2007.

Dernier CD : Oderquis Revé y su changüí "Changuisero de Cepa" (EGREM - 2005)

- Interview d'Oderquis Revé, par Daniel Chatelain, revue PERCUSSIONS n°12 (deuxième série). Lire l'article de PERCUSSIONS (pdf)


Oderquis Revé pendant l'interview de ritmacuba.com
© Photo Daniel Chatelain - Archives Ritmacuba


- Gallerie photo : Festivals de changüí à Guantánamo (avec concert Oderquis Revé)

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